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EXTRAIT
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" ZOÉ : Et les autres ?
MASTRADO : Quels autres ?
ZOÉ : Ceux qui t’ont engagé. Tes… « employeurs ». Qu’est-ce qui leur est arrivé, à eux ?
MASTRADO : Rien. Rien de mauvais, en tout cas.
ZOÉ : Ils ne sont pas allés en taule ?
MASTRADO : Non. Ils n’ont même jamais été inquiétés… Tu sais, il n’y a qu’eux et moi qui sommes au courant.
ZOÉ : Et t’as jamais rien dit aux flics ? T’as jamais eu envie de dénoncer ces… ces enfoirés ?
MASTRADO : Qu’est-ce que ça aurait changé ?
ZOÉ : Putain ! je sais pas, c’est une question de… de justice ! Y a pas de raison que tu sois le seul à payer ! C’est toi qui te tapes le sale boulot, et en plus c’est toi qui règles la note ? Et pendant ce temps-là, ces salauds continuent à prendre du bon temps ! Merde, c’est dégueulasse !
MASTRADO : Calme-toi, Zo…
ZOÉ : Parce que, si tu réfléchis bien : les vrais coupables, c’est eux !… C’est pas toi, c’est eux !
MASTRADO : Non, Zoé. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Ils m’ont proposé quelque chose, et je l’ai accepté. Je n’étais pas obligé. Je connaissais les risques. À partir du moment où j’accepte, je les assume. Seul. Ça fait partie du contrat. C’est peut-être dur à encaisser, c’est peut-être « dégueulasse », comme tu dis, mais c’est la règle.
ZOÉ : Elle est pourrie, ta règle !
MASTRADO : Tout est pourri, dans ce genre d’histoires ! Du début à la fin. C’est pour ça qu’il faut passer à une autre histoire, maintenant… Je suis là, dehors, et tu es là, à mes côtés : c’est ça, la nouvelle histoire. L’histoire qui commence…"
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