« L’hôtel particulier où nous habitions alors, rue des Francs Bourgeois, qui avait appartenu à la famille de Marcel Proust, s’ouvrait sur un parc. Et, au fond de ce parc, subsistait une espèce de petite cabane où le jardinier rangeait ses outils. C’est là que je me réfugiais pour laisser libre cours à mon chagrin. C’est là que je pleurais, oui, entre la bêche et l’arrosoir. Et de savoir que le jeune Marcel avait, dans sa plus tendre enfance, versé les mêmes larmes au même endroit, blessé par la cruauté d’un même monde sans pitié, de savoir cela ne m’était d’aucun secours. J’étais inconsolable. »