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DANS
LA PRESSE
Ouvrir un roman de Marcus Malte, c’est partir en balade et ce mot n’est pas choisi au hasard. Balade sur les routes, ballade musicale, ce sont les deux thèmes favoris de cet auteur de romans noirs qui, sans en avoir l’air, bâtit au fil des ans une œuvre qui commence à compter. Sans en avoir l’air car Malte a ce don rare de s’effacer derrière ses livres, aussi insaisissable que la délicate musique de ses phrases. C’est là d’ailleurs l’étrangeté et le charme de cet auteur : il écrit du noir avec poésie ou de la poésie en noir. Son avant-dernier roman, Garden of Love (Zulma, 2007), était un long poème mêlant passé et présent, raison et folie, une histoire de désespérance et d’amour, pas très accessible au premier abord mais si envoûtant qu’il a été couvert de prix, dont celui des lectrices de Elle. Quatre ans plus tard, Marcus Malte publie les Harmoniques, et l’envoûtement est toujours là, plus fort encore (…) .
Alexandra Schwartzbrod - Libération
(...) Pour son premier roman dans la « Série Noire », l'auteur de Garden of Love ne se prive pas d'un clin d'œil appuyé aux rapports intimes entre le jazz et le polar. Ni d'une brillante digression sur un standard de Gerry Mulligan. Mais il connaît trop la musique pour se contenter de ces clichés. Derrière chaque mélodie comme derrière chaque élément de l'intrigue, Malte traque l'envers du décor, «les harmoniques», ces notes cachées, ces ondes fantômes qui ressemblent tant aux crimes étouffés. Et soudain, au-delà de l'innocente victime d'un apparent règlement de comptes entre drogués, la population martyre de Vukovar et de tous les charniers des Balkans se met à hurler. Assourdissant.
Philippe Blanchet - Le Figaro Magazine
(…) Le romancier travaille en chef d’orchestre, mène l’enquête comme un opéra, en donnant un relief sonore à chaque élément. Le suspense tient moins à la classique progression d’une intrigue policière qu’aux ruptures de rythme et d’harmonie (…) Guy Konopnicki – MARIANNE
(…) Découvert au Fleuve Noir au milieu des années 1990 et suivi ensuite chez Zulma, l’auteur de Garden of love varie les registres, insufflant parfois un peu de comédie dans la tragédie. Avec en toile de fond la guerre en ex-Yougoslavie, Les harmoniques est un polar lancinant d’un bout à l’autre.
AL.F – LIVRES HEBDO
(…) Du style, des personnages liés par une amitié vraie, un ton mélodieux transforment cette ballade en un beau et bon moment. J.C – Point de vue images du monde
(…) Marcus Malte, dont on se souvient du fameux Garden of love, a l’art subtil des clairs-obscurs. Sa poésie douce-amère, la mélancolie jazzy de son inspiration donnent à son texte une beauté émouvante de lucidité tragique et d’insubmersible humanité. Ses personnages touchent par l’épaisseur de leur fragilité. Et le récit, qui passe sans crier gare de l’horreur au burlesque, fait mouche dans tous les registres, embarquant le lecteur dans un arc-en-ciel d’émotions (…) Michel Abescat – TÉLÉRAMA
(…) On retrouve ici sa touche romanesque qui mêle avec brio poésie et âpreté. Ici c'est le conflit serbo-croate et les pots de vins entre politiques français et tortionnaires de l'Est. Marcus Malte ne change pas une équipe qui joue à la perfection. Le lecteur retrouve Bob et Mister, le taximan, érudit et mélomane, et le pianiste. A travers eux l'auteur joue la mélodie de l’humanité sur une partition complètement déshumanisée et cynique. Il définit l'harmonique de la plus belle manière " les notes secrètes, les ondes fantômes qui se multiplient et se propagent à l'infini ou presque. Comme des ronds dans l'eau, comme un écho qui ne meurt jamais." Espérons que le talent de Malte soit tel une harmonique, pure et qui ne meurt jamais. Olivier Verstraete - Radio Cité Vauban (RCV)
(…) Pour son entrée dans la « Série noire », il fait fusionner criminels de guerre des Balkans réfugiés en France, un ministre louche, un accordéoniste aveugle, un pianiste, les Aphrodite Childs, un chauffeur de taxi. Et toujours plus d’absurde et de lyrisme chez le David Goodis français.
Hubert Artus – L’OPTIMUM
(…) Marcus Malte, coqueluche du polar français depuis le succès de Garden of love, déroule les fils d’un roman crépusculaire sur fond de standards de Coltrane ou Gerry Mulligan. Très recommandable.ROLLING STONE
Les rythmes du jazz accompagnent ce roman où l’auteur dissèque, tourne et retourne ses mots, trouve des musiques justes (…) Mais ses phrases sont parfois trop balancées, et les personnages prennent volontiers des poses ; ils s’éloignent alors du lecteur. J.B – L’ALSACE
Une jeune femme est retrouvée morte dans un entrepôt désaffecté. Les coupables sont vite arrêtés. Mais sont-ils vraiment les assassins ? Et si c’était politique ? Parfois les mobiles des crimes sont inimaginables… On frissonne !
B.K - COSMOPOLITAN
Marcus Malte jongle avec les mots en virtuose, et les fait voler comme ces notes de jazz qui rythment son histoire. Ses forces, ce sont ses personnages, son style (…) Vous aimez le noir ? Alors ne passez pas à côté de cette (en)quête. L’EST ECLAIR
(...) Il y a beaucoup de fantômes dans ce livre. Ceux des grands musiciens de jazz qui illustrent l'histoire telle une bande originale, comme ceux sortis de l'horreur qui a ravagé l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. Cette noirceur fait la force de ce roman noir à la française. Michel Troadec – OUEST FRANCE
Car ce roman noir est une quête plus qu’une enquête, celle d’une justice humaine, celle des petites choses qui font tenir, qui nous font tenir droit malgré l’horreur, la violence, la bassesse des sentiments humains. Celle qui fait retrouver quelques notes d’espoir, une dignité (…) Marcus Malte est l’un de nos meilleurs stylistes français. Dès le premier chapitre, petite fugue avant les premières notes, nous savons que l’on tient un grand roman. Chaque phrase est ciselée et pour filer la métaphore musicale, l’écrivain nous offre une partition d’exception qui résonne longtemps dans notre tête. Corinne Naidet – LA NOIR’RÔDE
Le chant de ce livre est désespéré, c’est un blues triste sur la condition humaine. Mais un blues ciselé, précis, qui touche où ça fait mal. Douze ans après Le lac des singes, Marcus Malte reprend ses personnages de Mister et Bob. Et s’impose comme un maître du polar français. Christophe Laurent – NICE MATIN
(...) La mort plane et, comme les harmoniques, ces notes secrètes, elle résonne à l’infini au rythme d’une plume mélodique, poétique, et des standards du jazz. Un suspense efficace doublé d’un rappele historique glaçant.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
Dans la syncope et les libres envolées d’un jazz métissé à d’autres horizons musicaux paraît une écriture qui retraverse les atrocités de la guerre de l’ex-Yougoslavie. Marcus Malte se rêvait musicien à la manière de Monk, de Davis, tout en impro, douleur et douceur mêlées. Rien que le rythme des phrases, la percussion des mots : avant le sens, c’est l’émotion sonore qui fonde le style (…) Marcus Malte a le talent singulier de faire surgir des obsessions les plus ténébreuses des éclats de vie. Le noir est sa couleur. Veneranda Paladino – LES DERNIÈRES NOUVELLES D’ALSACE
L’auteur s’attache à l’humain comme une bernique au rocher, ça sent le sel jeté sur la blessure. C’est dans une déchirure qu’il nous emporte, dans celle d’un amour même pas déçu, même pas réel, dans celui d’un amour en devenir qui n’a pas eu sa chance. Un roman noir qui aura flirté vers les hard boiled sans en prendre aucune des marques, une histoire qui aurait perdu toute illusion y compris celle d’y croire, de croire à l’enquête, à la résolution, à la vengeance, tout ce qui fait le sel du roman procédurier. Un récit sur les hommes et les femmes qui vivent, meurent, dans l’indifférence générale et vous voudriez qu’on y change quelque chose ? L’innocence paraît être vouée à la souillure et tout le monde s’en fout. Tout le monde ou presque. Pas Mister. Pas Bob. Pas Malte. Pas vous ? François Braud – L'EMANCIPATION
Traversé par les accords de Gerry Mulligan et d'Herbie Hancock, le roman est aussi, et surtout, porté par l'écriture magnifique de Marcus Malte, tout entière au service de ses personnages éminemment attachants. Béatrice Pellan – LE TELEGRAMME
Avec cette sombre histoire baignée de jazz, Marcus Malte signe un des meilleurs romans noirs français de ces dernières années. Jean-Paul Guéry – COURRIER DE L'OUEST
(…) Et ça vous prend aux tripes comme un solo déchiré de Miles Davis. J.R - LE BIEN PUBLIC
(…) Car Marcus Malte est aussi un véritable amoureux du jazz. Son écriture est spontanée, riche et foisonnante comme le sont les improvisations des musiciens qui hantent le taxi et l’appartement de Bob. Son style plein de poésie est accrocheur. On se passionne pour ce duo d’hommes profondément bons qui finiront par rétablir la vérité, avec le jazz comme fil rouge. Paul Jaillet – JAZZ MAGAZINE
(...) Marcus Malte sait non seulement bâtir solidement une intrigue, mais il écrit merveilleusement bien. Avec les grands standards de jazz en musique de fond et la guerre en arrière-plan, il signe un excellent roman. Pascale Frey - ELLE |