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MARCUS
MALTE |
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Et
tous les autres crèveront
ZULMA
collection Quatre-Bis
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L'HISTOIRE
Cest
lhistoire de Tony et de Lucy. Leurs trajectoires. Deux lignes
parallèles qui se croisent et qui se brisent. Tony,
petite frappe en cavale, ne pense quà une chose : la
vengeance. Sylvie Auclair, alias Lucy, est journaliste pour la plus
grande chaîne de télévision française.
Lui rumine un passé de minable, qui le mène au meurtre.
Elle, fille de famille, a eu une éducation sans entraves et
na pas de sang sur les mains. Enfin presque.
Dans ces deux destins croisés, Marcus Malte explore le mensonge,
le silence, la corruption de lâme. Le bien et le mal.
Lamour aussi, et le manque damour. Jusquau crime. |
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EXTRAIT
"
La bouche du colosse se referma. Ses yeux allèrent
du couteau au visage qui lui faisait face. Un visage jeune, guère
plus de trente ans, plutôt fin, pâle, aux cheveux
clairs et ras, au menton parsemé de poils rares tirant
sur le roux, aux yeux dun bleu délayé qui
le fixaient. Un visage qui ne trouvait aucun reflet dans sa mémoire.
De nouveau les lèvres épaisses du colosse sentrouvrirent,
à linstant même où lautre se jetait
contre lui de tout son poids, le couteau en avant.
On aurait pu croire que les deux hommes senlaçaient.
Retrouvailles, embrassades. Dans un premier réflexe le
grand type passa le bras gauche dans le dos de son agresseur et
sagrippa à lui sans lâcher le journal. La lame
senfonça une première fois à la hauteur
de son nombril. Il tenta alors de le repousser mais lautre
avait également passé le bras derrière son
dos et le maintenait de toutes ses forces. La lame transperça
une deuxième fois la chair, puis une troisième,
une quatrième, très vite. Lhomme frappait
à laveuglette, le couteau à hauteur de hanche.
Il restait plaqué contre le large torse du colosse. Sa
main gauche était remontée jusquà la
nuque de celui-ci et il sentait dans le creux de sa paume les
tendons du cou qui se raidissaient sous leffort ainsi quune
poignée de cheveux ras qui se hérissaient et lui
picotaient la peau. Il était presque bien. "
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DANS
LA PRESSE
Soulignons
simplement que le déjà très remarqué
Marcus Malte signe ici un opus digne de figurer au panthéon
de la littérature policière.
Victor Blanche - A NOUS PARIS
Un
petit chef d'oeuvre profond et douloureux, à prescrire en
ces temps d'enfer.
Gilles
Barbier - MARIANNE
Roman
noir à deux volets, plein d'éclats, de fulgurances,
d'accents désespérés, de râles, de cris
de révolte, d'imprécations, de pleurs, de tristesse,
de sang
Depuis la parution en 1996 du Doigt d'Horace, on savait
que Marcus Malte avait des choses à dire et à écrire.
Dans Et tous les autres crèveront, ce qu'il dit et écrit
donne souvent le vertige.
Alexandre Lous - LE
MAGAZINE LITTERAIRE
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